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Cet article développe quelques idées que j'ai négligemment laisser trainer en commentaire sur ce blog en anglais.
A la question "quelles métriques vont remplacer les pages vues ?", l'article cite :
Techniquement, ces évènements déclenchent un appel XMLHTTPRequest, alors que les clics classiques (qui chargent toute une page) génèrent des requêtes HTTP simples (appelons-les comme ça). L'erreur à ne pas commettre consisterait à dire que les XMLHTTPRequests remplacent les requêtes HTTP et que donc, les évènements remplacent les pages vues. La première raison est toute simple : les XMLHTTPRequests ne veulent rien dire. Le nombre d'utilisations que l'on peut en faire dépasse la vision simpliste du réaffichage d'un morceau de page. On peut s'en servir pour modifier les valeurs d'une liste déroulante en fonction d'informations déjà sélectionnées. On peut proposer de mots-clés dans un champ de recherche. On peut même faire des choses complètement invisibles pour l'utilisateur. On peut précharger des résultats pour que contenu suivant (vous avez vu, je n'ai pas dit "la page suivante") s'affiche plus vite.
Donc ces évènements peuvent arriver n'importe quand, à n'importe quelle fréquence, et signifier n'importe quoi du point de vue de l'utilisateur.
Et tout ça, en fonction du site. On me dira que Google, dans son Gmail, utilise un type d'évènement (l'affichage du contenu d'un message) pour modifier les liens publicitaires, et que cela veut bien dire que ce raffraichissement n'est pas lié au temps.
Dans le cas de Google, la raison qui lie l'affichage publicitaire à cet évènement est ailleurs : les liens publicitaires dépendent du contenu du message. La relation est donc naturelle et obligatoire : Google doit afficher des liens cohérents avec le contenu du message.
Mais cet exemple concerne les liens sponsorisés (un modèle de paiement au clic, et non à l'affichage), alors que les métriques dont nous parlons ici concernent l'exposition à un message publicitaire. Deuxième argument contre les évènements, leur totale absence de cohérence d'un site à l'autre.
En fonction de l'ergonomie du site, on aura un nombre variable de XMLHTTPRequests par minute, qui provoqueront ou non le raffraichissement d'un nombre variable de pixels dans la page.
Croyez-vous vraiment que les instituts de mesure d'audience, les régies publicitaires et les annonceurs vont réussir à se mettre d'accord sur le type d'évènements qu'il faut prendre en compte pour compter un affichage de publicité ?
"Un évènement qui a provoqué une modification visible (plus de 2000 pixels modifiés) plus de 30 secondes après le dernier évènement peut entraîner l'affichage d'une nouvelle publicité". Ridicule, non ? Techniquement, on pourrait le mesurer (mais ne nous demandez pas, nous refuserions). Mais le marché publicitaire ne pourrait jamais avoir confiance en une telle définition aussi sujette à caution. Ce qu'il faut pour ce marché, c'est une métrique simple, stable, cohérente, partagée par tous, et mesurable.
Et on l'a, cette métrique ! Pourquoi chercher plus loin ? C'est le temps passé ! Ca se mesure très bien (si votre tiers mesureur n'y arrive pas, dites-lui de nous demander, on peut l'aider), ca englobe tous les usages de l'internet, c'est universel, borné (les journées ne font que 24 heures), infalsifiable par le site. Au risque de me répéter, je l'écris à nouveau, mais cette fois en gras : la métrique du marché publicitaire sera la MINUTE.
- les visiteurs uniques
- le temps passé
- les évènements
Techniquement, ces évènements déclenchent un appel XMLHTTPRequest, alors que les clics classiques (qui chargent toute une page) génèrent des requêtes HTTP simples (appelons-les comme ça). L'erreur à ne pas commettre consisterait à dire que les XMLHTTPRequests remplacent les requêtes HTTP et que donc, les évènements remplacent les pages vues. La première raison est toute simple : les XMLHTTPRequests ne veulent rien dire. Le nombre d'utilisations que l'on peut en faire dépasse la vision simpliste du réaffichage d'un morceau de page. On peut s'en servir pour modifier les valeurs d'une liste déroulante en fonction d'informations déjà sélectionnées. On peut proposer de mots-clés dans un champ de recherche. On peut même faire des choses complètement invisibles pour l'utilisateur. On peut précharger des résultats pour que contenu suivant (vous avez vu, je n'ai pas dit "la page suivante") s'affiche plus vite.
Donc ces évènements peuvent arriver n'importe quand, à n'importe quelle fréquence, et signifier n'importe quoi du point de vue de l'utilisateur.
Et tout ça, en fonction du site. On me dira que Google, dans son Gmail, utilise un type d'évènement (l'affichage du contenu d'un message) pour modifier les liens publicitaires, et que cela veut bien dire que ce raffraichissement n'est pas lié au temps.
Dans le cas de Google, la raison qui lie l'affichage publicitaire à cet évènement est ailleurs : les liens publicitaires dépendent du contenu du message. La relation est donc naturelle et obligatoire : Google doit afficher des liens cohérents avec le contenu du message.
Mais cet exemple concerne les liens sponsorisés (un modèle de paiement au clic, et non à l'affichage), alors que les métriques dont nous parlons ici concernent l'exposition à un message publicitaire. Deuxième argument contre les évènements, leur totale absence de cohérence d'un site à l'autre.
En fonction de l'ergonomie du site, on aura un nombre variable de XMLHTTPRequests par minute, qui provoqueront ou non le raffraichissement d'un nombre variable de pixels dans la page.
Croyez-vous vraiment que les instituts de mesure d'audience, les régies publicitaires et les annonceurs vont réussir à se mettre d'accord sur le type d'évènements qu'il faut prendre en compte pour compter un affichage de publicité ?
"Un évènement qui a provoqué une modification visible (plus de 2000 pixels modifiés) plus de 30 secondes après le dernier évènement peut entraîner l'affichage d'une nouvelle publicité". Ridicule, non ? Techniquement, on pourrait le mesurer (mais ne nous demandez pas, nous refuserions). Mais le marché publicitaire ne pourrait jamais avoir confiance en une telle définition aussi sujette à caution. Ce qu'il faut pour ce marché, c'est une métrique simple, stable, cohérente, partagée par tous, et mesurable.
Et on l'a, cette métrique ! Pourquoi chercher plus loin ? C'est le temps passé ! Ca se mesure très bien (si votre tiers mesureur n'y arrive pas, dites-lui de nous demander, on peut l'aider), ca englobe tous les usages de l'internet, c'est universel, borné (les journées ne font que 24 heures), infalsifiable par le site. Au risque de me répéter, je l'écris à nouveau, mais cette fois en gras : la métrique du marché publicitaire sera la MINUTE.