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Audience 2.0 : les visiteurs uniques

En soi, le web 2.0 ne change pas la définition de ce qu'est un visiteur unique.

Le graal du visiteur unique désigne toujours la possibilité de reconnaître un même individu. Il y a deux informations, dans la notion de visiteur unique :

  • c'est un être vivant (par opposition à un programme informatique)
  • s'il se manifeste sous différents aspects, il reste unique.
Un de mes philosophes préférés, Clément Rosset, a écrit dans "Le Réel, traité de l'idiotie" : "idiotès, idiot, signifie simple particulier, unique". Selon lui, tout ce qui est réel est par définition unique, idiot. On appellera donc l'inaccessible visiteur ontologiquement unique, un "visiteur idiot". :-)
Fin de la parenthèse philosophique...

Si le visiteur idiot est hors de portée de la technologie, on peut se contenter du visiteur unique. Et la définition que l'on en donne, pour reprendre les deux points ci-dessus, pourrait être :

  • détecter que la page est vue par un être humain
  • et reconnaître cette même personne d'une page à l'autre.
Rien de tout cela n'a changé avec l'arrivée du web 2.0. Mais ce qui a changé, c'est la capacité technique qui nous est offerte pour améliorer l'implémentation de ces définition.

Les robots qui aspirent les pages tentent de se faire passer pour des humains. Les systèmes de mesure d'audience se doivent donc de faire leur possible pour éliminer automatiquement les pages servies à des robots.
L'utilisation de scripts avancés, comme ceux que nous développons, permettent de détecter à coup sûr la présence d'un être humain derrière l'écran.

Bien-sûr, les robots vont tenter de s'améliorer, et contourner un jour le système tel qu'il est déployé aujourd'hui. Mais il va leur falloir des ressources de plus en plus importantes, et nous pourrons facilement placer la barre un peu plus haut.
Dans cette course à la technologie, le but n'est pas de trouver une improbable méthode infaillible, mais de rendre le piratage plus coûteux que ce qu'il pourrait rapporter.

Voilà donc pour éviter de compter trop de visiteurs non humains.

L'autre dimension, celle de "reconnaître" un visiteur, met généralement en oeuvre des cookies (un petit fichier enregistré sur votre disque par votre navigateur).
Cette fois encore, on risque de compter trop de visiteurs, en comptant plusieurs fois un même individu si son cookie n'est pas récupéré. Ce qui arrive :

  • s'il utilise plusieurs ordinateurs
  • s'il utilise plusieurs navigateurs
  • s'il efface ses cookies
  • si un logiciel de nettoyage les efface pour lui.
Dans ces cas, on compte trop de monde.

Inversement, si plusieurs personnes partagent le même ordinateur, il peut y avoir un cookie pour plusieurs idiots, pardon, individus uniques.

Nous n'allons pas vous annoncer que notre technologie permet de retrouver le visiteur idiot. Mais nous avons la capacité de considérablement améliorer le problème posé par les cookies.

Tous les visiteurs des sites qui utilisent notre système peuvent créer un compte Alenty. Ce compte nous sert de référence pour les compter comme un visiteur unique.
Ainsi, sur un même ordinateur, deux utilisateurs identifiés avec leur compte Alenty sont comptés comme deux visiteurs différents !
Inversement, un utilisateur qui s'identifie sur un ordinateur différent de celui qu'il utilisait précédemment est compté comme un seul visiteur !

Les outils classiques de mesure d'audience n'offrent pas cette possibilité. Pourquoi ? Parce que l'utilisateur n'a aucun intérêt à s'identifier. Mais s'il a quelque chose à y gagner, il peut le faire.
Tout le monde ne créera pas un compte Alenty. Mais tous ceux qui le feront contribueront à améliorer la précision de nos mesure.

Et une partie de notre travail consiste à trouver les bons moyens de motiver les internautes à s'identifier.
A suivre…