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Le journal NetEco fait l'effort de publier un article qui compare les approches "site-centric" et "user-centric". Et l'article conclut sur "une étude a priori objective", qui utilise les données des fournisseurs d'accès aux US. Appelons cette dernière méthode "network-centric".
Malheureusement, aucune de ces trois méthodes n'est parfaite. Pour compléter l'article de NetEco, voici un petit comparatif des différences sur la notion de visiteur unique.
Pour commencer, que veut-on représenter par un visiteur unique ? On cherche à trouver l'individu derrière l'ordinateur. C'est une intention louable, mais je ne suis pas sûr qu'elle ait tant de sens que ça.
J'ai déjà parlé de la différence entre l'identité et la personnalité. D'un point de vue marketing, chacune de mes personnalités est importante. Et je ne suis pas sûr que l'on puisse si facilement les amalgamer à une seule identité. Je m'explique. Je suis à la fois un professionnel et un particulier. J'utilise Internet pour travailler et pour mes loisirs. Je ne suis pas dans le même état d'attention, je n'ai pas la même disponibilité, ni les mêmes centres d'intérêt selon que je travaille ou que je me détends.
Le Laurent Nicolas qui reçoit au boulot une publicité pour une promo sur les couches premier âge n'est pas le même que celui qui reçoit la même publicité chez lui. Les publicitaires cherchent-ils à atteindre un graal dont ils n'ont peut-être même pas besoin ? Je pose ici la question, mais je ne pense pas qu'ils aient envie d'y répondre aujourd'hui... Considérons donc qu'il est intéressant de parler de visiteur unique. Le tableau suivant liste les cas où chaque méthode peut surestimer (+) ou sousestimer (-) le nombre de vrais visiteurs uniques.
En conclusion, l'approche network-centric se heurte au même problème que le user-centric (représentativité de l'échantillon), mais ne bénéficie pas de sa finesse de mesure (activité clavier-souris par exemple, identification des membres d'un foyer...).
La raison principale qui justifie qu'une telle approche ait été développée n'est certainement pas méthodologique. Il faut chercher du côté des brevets développés ou achetés par Nielsen : il est aujourd'hui presque impossible de faire de la mesure user-centric et difficile de faire du site-centric sans devoir des comptes. Il faut donc chercher d'autres solutions.
Pour conclure sur une méthode possible, je reviens sur la notion de personnalité. Idéalement, l'utilisateur devrait avoir intérêt à s'identifier (pour être certain qu'il le fasse correctement). Le VU défini sur la base des utilisateurs identifiés serait proche de la réalité, quelque que soit le lieu de connexion, le nombre d'utilisateurs du poste, etc.
Ca vous paraît intéressant ?
J'ai déjà parlé de la différence entre l'identité et la personnalité. D'un point de vue marketing, chacune de mes personnalités est importante. Et je ne suis pas sûr que l'on puisse si facilement les amalgamer à une seule identité. Je m'explique. Je suis à la fois un professionnel et un particulier. J'utilise Internet pour travailler et pour mes loisirs. Je ne suis pas dans le même état d'attention, je n'ai pas la même disponibilité, ni les mêmes centres d'intérêt selon que je travaille ou que je me détends.
Le Laurent Nicolas qui reçoit au boulot une publicité pour une promo sur les couches premier âge n'est pas le même que celui qui reçoit la même publicité chez lui. Les publicitaires cherchent-ils à atteindre un graal dont ils n'ont peut-être même pas besoin ? Je pose ici la question, mais je ne pense pas qu'ils aient envie d'y répondre aujourd'hui... Considérons donc qu'il est intéressant de parler de visiteur unique. Le tableau suivant liste les cas où chaque méthode peut surestimer (+) ou sousestimer (-) le nombre de vrais visiteurs uniques.
| Site-centric | User-centric | Network-centric | |
|---|---|---|---|
| (+) | * S'il utilise plusieurs nagivateurs/ordinateurs, le VU est compté plusieurs fois. * Si l'utilisateur efface ses cookies, idem | * Si l'échantillon est surreprésenté en utilisateurs du service, la projection dépasse la réalité * Si l'échantillon est sous-représenté sur un profil (sexe, âge, profession) positivement corrélé avec les utilisateurs du service, la méthode de correction de la représentativité (redressement) va surestimer leur nombre | Tant que l'analyse n'utilise pas l'ensemble des fournisseurs d'accès (illusoire), on heurte aux mêmes problèmes de représentativité que pour le user-centric. Par exemple, l'audience du portail du fournisseur d'accès qui sert à l'analyse est surestimée. |
| (-) | * Si plusieurs utilisateurs se partagent le même poste (dans un foyer, un cybercafé, une école, etc.) * Si on utilise les IPs pour estimer le nombre de VU | * Si une partie de l'audience provient d'un lieu (étranger, bureau, univeristé, cyber-cafés) qui n'apparaît pas (ou sous-estimé) dans l'échantillon * Si les membres de l'échantillon ne s'identifient pas correctement (dans le cas de Nielsen, une fenêtre demande quel membre du foyer est utilisateur) | * Dans les mêmes cas que le site-centric * Dans les même cas que le user-centric |