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J'ai participé (en retard) au BarCamp Bank samedi après-midi.
Un BarCamp est une non conférence dont l'efficacité repose entièrement sur sa non organisation. Les personnes autorisées (il suffit de savoir mettre à jour un wiki) sont invitées à se retrouver à un endroit donné à une heure donnée. Après un tour de présentations, ceux qui veulent aborder un thème particulier prennent le créneau de leur choix. Ceux qui ne sont que visiteurs peuvent choisir les thèmes qui les intéressent.
Une sorte de brainstorm chaotique et créatif, donc... Celui de samedi concernait la banque, ses évolutions dans le sillage du web 2.0, et surtout (enfin, c'est ce qui m'intéressait), la notion de banque communautaire, ou banque peer-to-peer, ou banque 2.0, selon que l'on se la joue respectivement humaniste, anglophile ou à la mode... La banque communautaire consiste à jouer l'intermédiaire entre des personnes qui veulent investir et d'autres qui ont des besoins. Vous me direz que c'est le boulot des banques, mais ne remarquez-vous pas comme de petites lacunes dans le système bancaire ?
Comment mesurer la confiance que l'on peut avoir en quelqu'un ? J'ai déjà parlé de la confiance dans un cadre plus général, et de sa transitivité partielle (une partie de la confiance que je donne à A se transmet à B en qui A a confiance). Il est fondamental de rappeler que la confiance est thématique. Je fais confiance à mon ami Ludo sur les wikis, mais je ne lui demanderai jamais son avis sur Borges, par exemple.
L'amitié même doit être décorellée de la confiance, dès lors qu'on parle d'argent. Tout le monde connaît des amitiés qui n'ont pas résisté à un problème d'argent...
Pour moi, c'est clair, la mesure de la confiance financière doit se mesurer avec des unités financières.
Je l'ai dit autrement samedi : "il y a certainement des fachos révisionnistes qui sont d'excellents payeurs". Alors comment mesurer la confiance ? Comment savoir si quelqu'un nous remboursera l'argent qu'on lui a prêté ? Je ne peux pas donner de réponse complète aujourd'hui. Mais voici quelques principes sur lesquels j'aimerais vous voir réagir.
Une sorte de brainstorm chaotique et créatif, donc... Celui de samedi concernait la banque, ses évolutions dans le sillage du web 2.0, et surtout (enfin, c'est ce qui m'intéressait), la notion de banque communautaire, ou banque peer-to-peer, ou banque 2.0, selon que l'on se la joue respectivement humaniste, anglophile ou à la mode... La banque communautaire consiste à jouer l'intermédiaire entre des personnes qui veulent investir et d'autres qui ont des besoins. Vous me direz que c'est le boulot des banques, mais ne remarquez-vous pas comme de petites lacunes dans le système bancaire ?
- De nombreuses personnes n'ont pas accès au crédit pour des raisons statistiques (mauvaises catégories socio-professionnelles, médicales, age, etc.).
- Les banques ne prennent pas de risque, même en augmentant les taux, surtout en France.
- Les banques font leurs propres choix d'investissements, et nous n'avons que peu notre mot à dire.
- Les frais bancaires permettre à nos chers établissements de dégager des rentabilités record...
Comment mesurer la confiance que l'on peut avoir en quelqu'un ? J'ai déjà parlé de la confiance dans un cadre plus général, et de sa transitivité partielle (une partie de la confiance que je donne à A se transmet à B en qui A a confiance). Il est fondamental de rappeler que la confiance est thématique. Je fais confiance à mon ami Ludo sur les wikis, mais je ne lui demanderai jamais son avis sur Borges, par exemple.
L'amitié même doit être décorellée de la confiance, dès lors qu'on parle d'argent. Tout le monde connaît des amitiés qui n'ont pas résisté à un problème d'argent...
Pour moi, c'est clair, la mesure de la confiance financière doit se mesurer avec des unités financières.
Je l'ai dit autrement samedi : "il y a certainement des fachos révisionnistes qui sont d'excellents payeurs". Alors comment mesurer la confiance ? Comment savoir si quelqu'un nous remboursera l'argent qu'on lui a prêté ? Je ne peux pas donner de réponse complète aujourd'hui. Mais voici quelques principes sur lesquels j'aimerais vous voir réagir.
- La confiance peut se mesurer petit à petit, lors de divers épisodes d'emprunts/remboursements. On peut imaginer un système qui permettra d'emprunter un Euro le premier jour, puis deux, si l'on a remboursé le premier dans les temps, etc. La note de confiance permettra de calculer le montant maximum empruntable. Je ne fais volontairement pas apparaître la notion de risque et de taux, car un système où l'on a deux paramètres à gérer devient vite trop compliqué.
- Le contournement de ce système de mesure doit coûter presque autant que ce qu'il rapporterait. Tous les systèmes coopératifs (à la Digg, ou le PageRank de Google) peuvent être biaisés. En effet, pour tricher sur Digg, il suffit d'avoir des copains qui cliquent sur vos articles, pour tricher sur Google (Google bombing), il suffit de créer des pages qui pointent vers votre site. Il est possible de tricher parce que ce qui est mesuré (l'intérêt dans les deux cas) n'est pas du même ordre que ce qui sert à le mesurer (des clics ou des liens). La solvabilité devrait se mesurer à l'aide de solvabilité. On peut emprunter si l'on a montré que l'on rembourse bien ses dettes. C'est ce que font les organismes de crédits aux US...
- Comment motiver quelqu'un à rembourser une dette ? Les banques le font bien, car elles ont des pouvoirs légaux. Les micro-crédits reposent beaucoup sur des relations personnelles entre les emprunteurs (80% d'emprunteuses d'ailleurs) et les représentants de ces banques qui se déplacent pour aller collecter les remboursements. Enfin, il reste la méthode dissuasive. Dans certains milieux, il vous arrive des "bricoles" si vous ne remboursez pas vos dettes. Quelle forme pourrait prendre un "casseur de genoux numérique" ? Un système qui irait automatiquement vous pourrir votre réputation dans les forums ? Qui irait baisser votre note sur Ebay ? Qui vous obligerait à abandonner votre personnalité numérique et à vous en créer une autre ?