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On le voit avec les difficultés du journal Libération, la plupart des journaux se voient obligés d'adapter leur modèle économique.
Mais vers quel modèle ? Tout d'abord, sans essayer de me faire passer pour un spécialiste des média, je peux essayer d'intuiter quelques raisons, du moins celles qui concernent l'Internet.
La vague de la gratuité des années 2000 a laissé de mauvaises habitudes aux internautes. On leur a fait miroiter une information illimitée et gratuite. Les business models les plus bancales ont disparu avec la bulle, mais le mal était fait, on associe dorénavant Internet et gratuité.
L'explosion des blogs, du contenu généré par les utilisateurs marque le deuxième coup dur pour la presse. Les journalistes se retrouvent face à une concurrence nouvelle. On peut arguer que la qualité des contenus n'est que rarement à la hauteur. Soit.
On peut se rassurer en se rabatant sur la notion de confiance, et penser que le lecteur va revenir naturellement vers les sources d'information les plus sûres. Mais il semblerait que l'internaute s'y retrouve plus ou moins, dans la jungle de la blogosphère, car c'est là qu'il passe le plus de temps. Comme je l'ai écrit précédemment, nous avons tous envie de nous exprimer, que nous ayons quelque chose d'intéressant à dire ou non. Et le milieu de la presse ne pourra pas aller à l'encontre de ce mouvement naturel. Que faire alors ?
Il existe une frange de la population qui n'aime pas le papier. Le papier constitue un magnifique support lorsque l'on souhaite conserver des écrits (j'adore les centaines de livres de ma bibliothèque), mais il est à la limite choquant d'en faire un usage de consommation (je lis un journal et je le jette). Pour ces extrémistes (dont je suis), l'Internet est devenu une des premières sources d'informations. Le phénomènes des communautés va continuer à se développer, alors pourquoi ne pas l'accompagner plutôt que s'y opposer ?
Le site web d'un journal a la légitimité pour devenir un carrefour où les experts des secteurs concernés viennent puiser de l'information et apporter leur expérience. Il devrait être normal de trouver sur le site d'un journal spécialisé, non seulement des articles écrits par les journalistes les plus compétents du secteurs, mais aussi les commentaires, les remarques, les exemples apportés par les lecteurs les plus experts. Dans un tel site, journalistes et experts peuvent cohabiter, car chacun met en avant ses qualités :
Un site web éditorial devrait devenir ce carrefour de l'information où les compétences des uns et des autres pourraient se marier. Le temps que l'on passe à lire des blogs pourrait revenir sur le site des journaux.
Dans un modèle publicitaire, le temps se monétise.
Dans un modèle d'accès payant, c'est l'intérêt du contenu qui compte. Si je suis sûr de trouver toute l'information que je cherche (l'analyse du journaliste et l'expertise du professionnel), je suis certainement plus prêt à payer que si je n'ai accès qu'à une information partielle. Ce type de carrefour pourrait-il représenter une solution aux difficultés de la presse ? En attendant vos réactions, je file acheter un exemplaire (papier) de Libération, ils méritent un coup de pouce !
Mais vers quel modèle ? Tout d'abord, sans essayer de me faire passer pour un spécialiste des média, je peux essayer d'intuiter quelques raisons, du moins celles qui concernent l'Internet.
La vague de la gratuité des années 2000 a laissé de mauvaises habitudes aux internautes. On leur a fait miroiter une information illimitée et gratuite. Les business models les plus bancales ont disparu avec la bulle, mais le mal était fait, on associe dorénavant Internet et gratuité.
L'explosion des blogs, du contenu généré par les utilisateurs marque le deuxième coup dur pour la presse. Les journalistes se retrouvent face à une concurrence nouvelle. On peut arguer que la qualité des contenus n'est que rarement à la hauteur. Soit.
On peut se rassurer en se rabatant sur la notion de confiance, et penser que le lecteur va revenir naturellement vers les sources d'information les plus sûres. Mais il semblerait que l'internaute s'y retrouve plus ou moins, dans la jungle de la blogosphère, car c'est là qu'il passe le plus de temps. Comme je l'ai écrit précédemment, nous avons tous envie de nous exprimer, que nous ayons quelque chose d'intéressant à dire ou non. Et le milieu de la presse ne pourra pas aller à l'encontre de ce mouvement naturel. Que faire alors ?
Il existe une frange de la population qui n'aime pas le papier. Le papier constitue un magnifique support lorsque l'on souhaite conserver des écrits (j'adore les centaines de livres de ma bibliothèque), mais il est à la limite choquant d'en faire un usage de consommation (je lis un journal et je le jette). Pour ces extrémistes (dont je suis), l'Internet est devenu une des premières sources d'informations. Le phénomènes des communautés va continuer à se développer, alors pourquoi ne pas l'accompagner plutôt que s'y opposer ?
Le site web d'un journal a la légitimité pour devenir un carrefour où les experts des secteurs concernés viennent puiser de l'information et apporter leur expérience. Il devrait être normal de trouver sur le site d'un journal spécialisé, non seulement des articles écrits par les journalistes les plus compétents du secteurs, mais aussi les commentaires, les remarques, les exemples apportés par les lecteurs les plus experts. Dans un tel site, journalistes et experts peuvent cohabiter, car chacun met en avant ses qualités :
- le journaliste apporte sa capacité à écrire (tout le monde ne sait pas faire passer ses idées à l'écrit), son éthique (il doit faire preuve de neutralité), ses connaissances non seulement du domaine mais aussi de la communication. Le journaliste ne sera jamais le meilleur spécialiste.
- l'expert rédacteur apporte son expérience, son expertise (personne ne connaît mieux le domaine que lui), mais il n'est pas neutre (il travaille pour une société), et ne peut pas toujours vulgariser.
- le journal apporte la légitimité de la marque qu'il a créée et développée pendant des années. La Tribune ou Les Echos représentent des marques légitimes pour l'information financière. Le premier réflexe d'un internaute est bien souvent de se tourner d'abord vers ces marques, avant d'aller chercher l'expertise dans les blogs.
Un site web éditorial devrait devenir ce carrefour de l'information où les compétences des uns et des autres pourraient se marier. Le temps que l'on passe à lire des blogs pourrait revenir sur le site des journaux.
Dans un modèle publicitaire, le temps se monétise.
Dans un modèle d'accès payant, c'est l'intérêt du contenu qui compte. Si je suis sûr de trouver toute l'information que je cherche (l'analyse du journaliste et l'expertise du professionnel), je suis certainement plus prêt à payer que si je n'ai accès qu'à une information partielle. Ce type de carrefour pourrait-il représenter une solution aux difficultés de la presse ? En attendant vos réactions, je file acheter un exemplaire (papier) de Libération, ils méritent un coup de pouce !