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A cette période de prévisions en tous genres, des services se lancent qui demandent à leur communauté de faire des prévisions chiffrées.
Pour l'instant, j'ai repéré deux services qui ont en commun de chercher à prévoir la météo, mais gageons que d'autres vont voir le jour en 2007. J'ai déjà parlé d'un site de prévisions sportives lancé aux US en 2006.
J'ai déjà présenté les marchés de prédiction en mettant le doigt sur leur difficulté d'utilisation. Le premier site de prévisions météo, WeatherBill, utilise la méthode des marchés de prédiction. On achète et on vend des probabilités de beau temps à un endroit donné et pour une date donnée. Le site peut donc calculer très précisément la probabilité de beau temps en se fondant sur les différentes prédictions. Si beaucoup de monde pense qu'il va faire beau, l'action "beau temps" monte. La probabilité de beau vaut donc très exactement le prix de l'action (qui varie entre 0 et 100). C'est simple et précis. Ca marche pour fixer le cours d'une action, donc ça peut marcher pour fusionner toutes les sources de données météo disponibles.
On peut néanmoins se demander ce qui se passerait en cas de spéculation météorologique (une nouvelle expression vient de naître). Comme dans tout marché, on achète et on vend. On cherche donc à gagner de l'argent. Et on en gagne en vendant plus cher qu'on a acheté.
La spéculation météorologique revient donc à acheter une action "beau" que l'on pense sous-estimée, et à la revendre plus cher, lorsque le marché se sera rendu compte qu'il fera plus beau qu'initialement prévu. Si l'on pense l'action sous-estimée, c'est que notre intuition (notre grenouille, le vieux paysan d'à côté, la hauteur du vol des hirondelles, les douleurs articulaires de notre grand-mère, etc.) nous dit qu'il fera beau. On apporte donc cette information au système. Et pour gagner de l'argnet, il faut avoir raison.
La spéculation météorologique permet d'améliorer la précision des résultats. Autrement dit, l'intérêt du système est en phase les intérêts individuels de ses membres. Mais, je n'en démords pas, ce type de système n'est pas à la portée de tout le monde. A mon avis, les résultats seront de bonne qualité, mais ils auront du mal à recruter la large communauté dont ils ont besoin. Le deuxième, MetaWeather, agrège des sources de prévision météo, calcule une moyenne, et demande à ses visiteurs de corriger d'éventuelles erreurs. Il n'y a aucun détail sur la manière d'agréger les différents avis. Que vaut en effet mon avis sur le temps d'aujourd'hui à Paris, que j'ai d'ailleurs donné juste pour tester, par rapport à celui de Météo France ?
Je n'ai aucun intérêt à avoir raison, sauf celui d'apporter ma pierre à l'édifice commun. Mais on ne m'enlèvera pas de la tête l'idée qu'on ne contribue pas bénévolement à un système destiné à gagner de l'argent. On le fait pour aider les autres (dans les forums techniques par exemple), ou dans le cadre d'une association à but non lucratif (comme Wikipedia par exemple).
Ce site ne permet donc pas de faire coïncider ses besoins (la justesse des prévisions) avec ceux de sa communauté.
Mais au moins, il reste d'un usage simplissime. Avec ces deux exemples, on voit donc les deux dimensions de l'agrégation d'avis :
Pour l'instant, j'ai repéré deux services qui ont en commun de chercher à prévoir la météo, mais gageons que d'autres vont voir le jour en 2007. J'ai déjà parlé d'un site de prévisions sportives lancé aux US en 2006.
J'ai déjà présenté les marchés de prédiction en mettant le doigt sur leur difficulté d'utilisation. Le premier site de prévisions météo, WeatherBill, utilise la méthode des marchés de prédiction. On achète et on vend des probabilités de beau temps à un endroit donné et pour une date donnée. Le site peut donc calculer très précisément la probabilité de beau temps en se fondant sur les différentes prédictions. Si beaucoup de monde pense qu'il va faire beau, l'action "beau temps" monte. La probabilité de beau vaut donc très exactement le prix de l'action (qui varie entre 0 et 100). C'est simple et précis. Ca marche pour fixer le cours d'une action, donc ça peut marcher pour fusionner toutes les sources de données météo disponibles.
On peut néanmoins se demander ce qui se passerait en cas de spéculation météorologique (une nouvelle expression vient de naître). Comme dans tout marché, on achète et on vend. On cherche donc à gagner de l'argent. Et on en gagne en vendant plus cher qu'on a acheté.
La spéculation météorologique revient donc à acheter une action "beau" que l'on pense sous-estimée, et à la revendre plus cher, lorsque le marché se sera rendu compte qu'il fera plus beau qu'initialement prévu. Si l'on pense l'action sous-estimée, c'est que notre intuition (notre grenouille, le vieux paysan d'à côté, la hauteur du vol des hirondelles, les douleurs articulaires de notre grand-mère, etc.) nous dit qu'il fera beau. On apporte donc cette information au système. Et pour gagner de l'argnet, il faut avoir raison.
La spéculation météorologique permet d'améliorer la précision des résultats. Autrement dit, l'intérêt du système est en phase les intérêts individuels de ses membres. Mais, je n'en démords pas, ce type de système n'est pas à la portée de tout le monde. A mon avis, les résultats seront de bonne qualité, mais ils auront du mal à recruter la large communauté dont ils ont besoin. Le deuxième, MetaWeather, agrège des sources de prévision météo, calcule une moyenne, et demande à ses visiteurs de corriger d'éventuelles erreurs. Il n'y a aucun détail sur la manière d'agréger les différents avis. Que vaut en effet mon avis sur le temps d'aujourd'hui à Paris, que j'ai d'ailleurs donné juste pour tester, par rapport à celui de Météo France ?
Je n'ai aucun intérêt à avoir raison, sauf celui d'apporter ma pierre à l'édifice commun. Mais on ne m'enlèvera pas de la tête l'idée qu'on ne contribue pas bénévolement à un système destiné à gagner de l'argent. On le fait pour aider les autres (dans les forums techniques par exemple), ou dans le cadre d'une association à but non lucratif (comme Wikipedia par exemple).
Ce site ne permet donc pas de faire coïncider ses besoins (la justesse des prévisions) avec ceux de sa communauté.
Mais au moins, il reste d'un usage simplissime. Avec ces deux exemples, on voit donc les deux dimensions de l'agrégation d'avis :
- faire coïncider les intérêts individuels et collectifs
- être utilisé par un grand nombre d'individus aux profils différents.