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On le savait depuis le succès de YouTube, la video communautaire, ça marche !
Et cette semaine, tout le monde (ici et là par exemple) parle de la chaîne de télévision auto-alimentée de Free (ou alors ils parlent tous de l'iPhone, mais ça nous concerne moins de ce côté de l'Atlantique, bouhhh).
La position de Free est intéressante et bénéficie grandement des communautés. Comment passer de simple distributeur de programmes à fournisseur de contenus ? La seule méthode financièrement acceptable pour Free est d'utiliser du contenu apporté gratuitement. C'est la deuxième fois que Free réussit ce coup.
Lorsque j'ai présenté les premiers résultats de l'audience (du panel NetValue) des sites français début 1999, la première réaction était : Free.fr ? Troisième site le plus visité en France ? Impossible, votre panel doit être tordu.
Et bien c'était vrai. Et par quel miracle ce petit fournisseur d'accès tenait-il la dragée haute à Wanadoo et son contenu payé (j'imagine) à prix d'or ?
Déjà du contenu généré par les utilisateurs (en 1999 !) : les pages perso. Très vite, des millions de sites perso (et même professionnels) ont exploité les capacités offertes gratuitement par Free. Et Free est devenu un fournisseur de contenu, en ne fournissant, finalement, que des machines et de la bande passante. Free récidive sur la télévision en 2007. Et la position de distributeur est un atout majeur. En effet, Free se réserve le canal 13, ce qu'aucun nouvel entrant ne pourrait négocier. Et je peux vous dire, en tant que zappeur de la Freebox, que la probabilité que j'aille jeter un oeil sur le canal 13 est exponentiellement plus forte que si le canal avait été le 15, le 73 ou le 234. Que va-t-il en être de la qualité des contenus ? Si on en juge par l'expérience des pages perso de 1999, on peut s'attendre à vite devoir taper le code parental sur le canal 13. Mais les choses ont certainement changé depuis que Free est entré en bourse...
On peut le prédire : la qualité moyenne sera très médiocre. Le lamentable constituera la grande part des contributions. Et il y aura quelques pépites, noyées dans la masse.
Mais est-ce un problème ? Par forcément, car une video hyper-spécialisée, même objectivement nulle, peut toucher son micro public. Pour vous et moi qui chercherons (parce qu'on est plus intelligents que les autres, évidemment) du contenu de qualité, nous aurons besoin qu'on nous aide à filtrer. Et, dans ce cas encore, l'audience n'est pas le meilleur indicateur. La télévision était passée de l'oligarchie herztienne (quelques grandes chaînes), à au régime parlementaire du cable et du satellite (des centaines de décideurs). Avec l'UGT (User Generated Television), la télévision passe dans l'ère de la démocratie. Démocratie ou anarchie ?
Lorsque j'ai présenté les premiers résultats de l'audience (du panel NetValue) des sites français début 1999, la première réaction était : Free.fr ? Troisième site le plus visité en France ? Impossible, votre panel doit être tordu.
Et bien c'était vrai. Et par quel miracle ce petit fournisseur d'accès tenait-il la dragée haute à Wanadoo et son contenu payé (j'imagine) à prix d'or ?
Déjà du contenu généré par les utilisateurs (en 1999 !) : les pages perso. Très vite, des millions de sites perso (et même professionnels) ont exploité les capacités offertes gratuitement par Free. Et Free est devenu un fournisseur de contenu, en ne fournissant, finalement, que des machines et de la bande passante. Free récidive sur la télévision en 2007. Et la position de distributeur est un atout majeur. En effet, Free se réserve le canal 13, ce qu'aucun nouvel entrant ne pourrait négocier. Et je peux vous dire, en tant que zappeur de la Freebox, que la probabilité que j'aille jeter un oeil sur le canal 13 est exponentiellement plus forte que si le canal avait été le 15, le 73 ou le 234. Que va-t-il en être de la qualité des contenus ? Si on en juge par l'expérience des pages perso de 1999, on peut s'attendre à vite devoir taper le code parental sur le canal 13. Mais les choses ont certainement changé depuis que Free est entré en bourse...
On peut le prédire : la qualité moyenne sera très médiocre. Le lamentable constituera la grande part des contributions. Et il y aura quelques pépites, noyées dans la masse.
Mais est-ce un problème ? Par forcément, car une video hyper-spécialisée, même objectivement nulle, peut toucher son micro public. Pour vous et moi qui chercherons (parce qu'on est plus intelligents que les autres, évidemment) du contenu de qualité, nous aurons besoin qu'on nous aide à filtrer. Et, dans ce cas encore, l'audience n'est pas le meilleur indicateur. La télévision était passée de l'oligarchie herztienne (quelques grandes chaînes), à au régime parlementaire du cable et du satellite (des centaines de décideurs). Avec l'UGT (User Generated Television), la télévision passe dans l'ère de la démocratie. Démocratie ou anarchie ?