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On a beaucoup parlé du pouvoir des internautes, certains l'ont même théorisé. En gros, tout le monde s'accorde aujourd'hui pour dire que les internautes ont gagné de l'importance, souvent, au détriment des acteurs habituels (les marques, les journalistes, les politiques...).
Mais au final, une question se pose : à quoi servent les internautes ?
Trivialement, on citera l'audience et le traffic qu'ils génèrent, mais, sans s'attarder, car c'est le mode de valorisation du web 1.0 (1998-2001, rip).
Je note aujourd'hui trois niveaux d'utilisabilité :
- Le comportement des internautes apporte de l'information utile sur un marché spécifique. A titre d'exemple, Allociné vend maintenant les données d'audience de son site aux professionnels du cinéma (source). Ces données ne se veulent pas exhaustives ou représentatives, mais elles fournissent à l'industrie une information indisponible jusqu'à présent. Allociné ne valorise pas son nombre de visiteur à la mode web 1.0, le site rafine intelligemment ses données pour les rendre vendables.
- L'interactivité permet aussi d'enrichir un contenu existant. Le cas bien connu de Skybolg en est la meilleure illustration en France (ou MySpace aux USA). Ici, les internautes sont acteurs et créateurs de contenu, le cercle vertueux écriture/lecture/écriture peut se mettre en place et créer cette audience dont les business models publicitaires ont besoin.
- L'exemple d'utilisation des internautes le plus poussé me semble être Google Image Labeler (via NetEconomie. Ici, on utilise l'intelligence des internautes pour réaliser des actions que l'on ne saurait pas faire autrement : comprendre une image ! Les algorithmes de reconnaissance des formes fonctionnent encore assez mal, et un individu lambda réussit mieux que les miriades de calculateurs de Google (un peu de modestie de la part des machines ;-)).