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Il y a bien longtemps (1998 ! une éternité à l'échelle de la toile), mon ami Pierre-Marie Martin a écrit ce texte de réflexions sur la pertinence de l'information sur Internet.
Je viens de le relire, et j'en mesure encore une fois la qualité et l'actualité. A cette époque, il n'y avait pas encore Google, qui a exploité avec succès la relation entre la pertinence et les liens dans une page. La pertinence de A est renforcée par la pertinence de toutes les pages qui ont un lien vers A.
L'ensemble des pages liées à A revient à créer le référent de confiance dont parle Pierre-Marie. En 1998, il n'y avait pas encore le phénomène des communautés. Une dimension intéressante de ces communautés est la liberté de participation à ces discussions. Ou de non participation.
Le fait que l'on puisse choisir de lire un blog ou non me semble la clé de la confiance que l'on peut leur accorder. L'ensemble des lecteurs, libres de leurs opinions et de leurs lectures, forme cette nouvelle forme de référent de confiance. C'est ce que eBay exploite avec son système d'évaluation. Les vendeurs et les acheteurs se notent mutuellement, et le résultat obtenu se veut un référent de confiance.
Je trouve personnellement ce sytème trop simple pour générer une réelle confiance. Il suffit de s'accoquiner avec un ami (je ne dirais pas un complice), pour faire grimper son score. Parce que la confiance n'est pas une notion qui se somme. Comme la pertinence des pages version Google, la confiance se construit en réseau.
Etienne Krieger a défini dans sa thèse de doctorat une notion intéressante : la transitivité partielle de la confiance.
La confiance que j'accorde à quelqu'un n'est jamais que partielle. Et après quelques étapes, elle n'a plus de valeur. Si A fait confiance à B qui fait confiance à C qui fait confiance à D, il est très probable que A ne fera que moyennement confiance à D. Le véritable réseau de confiance qu'il faut créer dans les communautés doit reposer sur un tel réseau de confiance partielle. Alors seulement on pourra enrichir, filtrer, classer, valoriser le contenu des communautés.
Nous sommes en train de développer les outils qui permettent de créer ce réseau. Contactez-nous pour en savoir plus.
Je viens de le relire, et j'en mesure encore une fois la qualité et l'actualité. A cette époque, il n'y avait pas encore Google, qui a exploité avec succès la relation entre la pertinence et les liens dans une page. La pertinence de A est renforcée par la pertinence de toutes les pages qui ont un lien vers A.
L'ensemble des pages liées à A revient à créer le référent de confiance dont parle Pierre-Marie. En 1998, il n'y avait pas encore le phénomène des communautés. Une dimension intéressante de ces communautés est la liberté de participation à ces discussions. Ou de non participation.
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Je trouve personnellement ce sytème trop simple pour générer une réelle confiance. Il suffit de s'accoquiner avec un ami (je ne dirais pas un complice), pour faire grimper son score. Parce que la confiance n'est pas une notion qui se somme. Comme la pertinence des pages version Google, la confiance se construit en réseau.
Etienne Krieger a défini dans sa thèse de doctorat une notion intéressante : la transitivité partielle de la confiance.
La confiance que j'accorde à quelqu'un n'est jamais que partielle. Et après quelques étapes, elle n'a plus de valeur. Si A fait confiance à B qui fait confiance à C qui fait confiance à D, il est très probable que A ne fera que moyennement confiance à D. Le véritable réseau de confiance qu'il faut créer dans les communautés doit reposer sur un tel réseau de confiance partielle. Alors seulement on pourra enrichir, filtrer, classer, valoriser le contenu des communautés.
Nous sommes en train de développer les outils qui permettent de créer ce réseau. Contactez-nous pour en savoir plus.