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Je viens de terminer de lire la bible des communautés, le livre dont tout le monde parle aux USA, mais qui n'a pas été traduit en français (ou alors, je suis vert de l'avoir lu en anglais) : The Wisdom of Crowds de James Surowiecki.
Surowiecki est un journaliste américain assez éclectique d'après sa bio, mais ce livre est particulièrement bien documenté. Il reprend énormément de travaux d'économistes sur le comportement des groupes, la finance de marché, etc.
On peut regretter que cette bible soit écrite par un journaliste et non par un chercheur, car les connaissance de Surowiecki restent peut-être partielles et partiales. Mais disons qu'un journaliste sait certainement mieux rendre ses écrits intéressants, avec, espérons-le un minimum d'objectivité. A la question : "les foules sont-elles sages ?", Surowiecki répond "Oui, pour certains problèmes, dans certaines conditions". C'est déjà pas mal. Il distingue trois types de problèmes à résoudre :
Une dimension intéressante de ces questions de coordination est la prise en compte du contexte. Un exemple amusant a été créé dans une classe d'avocats. A la question "où aller pour rencontrer quelqu'un à New York", une majorité d'étudiants a donné la même réponse : Grand Central Station. A la question "A quelle heure ?", une majorité d'étudiants a répondu midi.
Et Surowiecki de conclure : "si vous lâchez deux étudiants en droit n'importe où dans la plus grande ville du monde, et que vous leur dites de trouver l'autre, il y a une bonne chance qu'ils arrivent à déjeuner ensemble" ! La coopération se révèle plus difficile à mettre en place. On voit par exemple les embouteillages causés par les conséquences globales de comportements individualistes. Les phénomènes de bulle spéculative entrent dans cette catégorie des coopérations négatives.
Mais on peut aussi trouver des exemples de coopération efficaces, parmi lesquelles, c'est rassurant, la démocratie. J'aime beaucoup sa conclusion : "Les décisions que prennent les démocraties ne prouvent pas que les foules sont sages. La décision de les prendre démocratiquement le prouve". Au fait, juste au cas où vous passez bientôt à l'émission "Qui veut gagner des millions ?", demandez plutôt l'avis du public que celui de votre copain expert. Les statistiques l'on montré : le public (même celui qui participe à cette émission) a plus souvent raison que l'expert…
On peut regretter que cette bible soit écrite par un journaliste et non par un chercheur, car les connaissance de Surowiecki restent peut-être partielles et partiales. Mais disons qu'un journaliste sait certainement mieux rendre ses écrits intéressants, avec, espérons-le un minimum d'objectivité. A la question : "les foules sont-elles sages ?", Surowiecki répond "Oui, pour certains problèmes, dans certaines conditions". C'est déjà pas mal. Il distingue trois types de problèmes à résoudre :
- cognition (trouver la réponse à une question difficile)
- coordination (agir en fonction des autres)
- coopération (construire avec les autres)
Une dimension intéressante de ces questions de coordination est la prise en compte du contexte. Un exemple amusant a été créé dans une classe d'avocats. A la question "où aller pour rencontrer quelqu'un à New York", une majorité d'étudiants a donné la même réponse : Grand Central Station. A la question "A quelle heure ?", une majorité d'étudiants a répondu midi.
Et Surowiecki de conclure : "si vous lâchez deux étudiants en droit n'importe où dans la plus grande ville du monde, et que vous leur dites de trouver l'autre, il y a une bonne chance qu'ils arrivent à déjeuner ensemble" ! La coopération se révèle plus difficile à mettre en place. On voit par exemple les embouteillages causés par les conséquences globales de comportements individualistes. Les phénomènes de bulle spéculative entrent dans cette catégorie des coopérations négatives.
Mais on peut aussi trouver des exemples de coopération efficaces, parmi lesquelles, c'est rassurant, la démocratie. J'aime beaucoup sa conclusion : "Les décisions que prennent les démocraties ne prouvent pas que les foules sont sages. La décision de les prendre démocratiquement le prouve". Au fait, juste au cas où vous passez bientôt à l'émission "Qui veut gagner des millions ?", demandez plutôt l'avis du public que celui de votre copain expert. Les statistiques l'on montré : le public (même celui qui participe à cette émission) a plus souvent raison que l'expert…