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Les marchés de prédiction

Sur Wikipedia, la notion de Prediction Market existe en anglais, mais pas en français. D'ailleurs, je n'ai retenu la traduction mot-à-mot que parce qu'elle est aussi utilisée dans cet article.
Il semble donc que cette notion et ses applications soient plus anglophones que francophones.

Sur les marchés de prédiction, on spécule sur la réalisation future de certains événements. Par exemple, les assureurs de compagnies d'assurances (hedge funds) calculent en permanence le risque que les ouragans de 2006 coûtent plus de cent millions de dollars, ou plus de un milliard.
La technique utilisée pour spéculer n'est pas simple à comprendre. On achète et on vend des événements (ex : coût > 1 milliard). Le prix auquel les acheteurs et les vendeurs parviennent à se mettre d'accord correspond à la probabilité de cet événement.

Pourquoi en parle-t-on plus dans le grand public anglophone que francophone ?
A mon avis, il faudrait chercher les raisons dans la plus grande propention anglo-saxone aux paris de tous poils. Il suffit de faire un tour à Londres pour s'en convaincre.
Il y a certainement aussi plus de traders dans ces pays qu'en France. Et la démarche d'achat/vente (bid/ask) calque exactement celle des marchés boursiers.

Quel rapport avec les communautés ?
De nombreuses études ont prouvé que ces marchés peuvent réaliser de meilleures prévisions que les meilleurs experts.
Avec le développement du web 2.0, les avis des individus sont de plus en plus écoutés. On peut leur demander leur avis, non seulement sur un produit, un service, mais sur un événement à venir.
De tels systèmes vont se développer, j'en mets ma main à couper. Il faudra juste ajouter une couche au dessus de la théorie du ask/bid. Je trouve cette méthode trop peu intuitive pour que suffisamment de monde puisse y participer.

J'ai ma petite idée là-dessus, et j'en parlerai dans un prochain billet.