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L'association chargée de faire la promotion de la publicité sur Internet (l'IAB) met son nez dans les instituts de mesure d'audience.
Voir en anglais : http://www.e-consultancy.com/news-blog/361746/sites-clash-with-measurement-firms.html C'est une pratique normale (les annonceurs doivent être rassurés sur les méthodes de mesure) et courante (en France, le CESP avait aussi conduit ce type d'audit dans les années 2000).
Ce qu'il convient de noter ici, c'est que cet audit semble venir de la pression énervée des sites mesurés. Les mesures dites user-centric (fondées sur des échantillons (ou panels) de volontaires mesurés, comme l'audimat de la télévision) divergent toujours par rapport aux mesures site-centric (où un capteur est placé dans les pages pour compter ces dernières). La réconciliation de ces deux types d'approches reste un problème très compliqué :
Un autre article cité en fin du premier (ce blog a compris comment auto-générer son audience), explique que le web 2.0 va empirer le problème de la mesure. Mais il y apporte une réponse différente de la mienne.
Là où je parie sur la notion de temps comme unité de mesure de l'audience dans les années à venir, cet article met en avant une notion d'événements (events). Soit.
Mais pourquoi un modèle publicitaire devrait être impacté par le fait que l'internaute agisse ou n'agisse pas ? S'il est devant son ordinateur (ça se mesure), si la page est visible (pas en arrière plan derrière une autre application), alors il y a une opportunité que la publicité soit vue. Et c'est ce que vendent les publicitaires.
Cette notion d'événement met le doigt sur la disparition des pages vues, mais ne peut pas devenir une unité de mesure d'audience, car elle dépend trop (encore plus que les pages vues) de l'ergonomie d'un site.
Non, décidément, c'est le temps de l'internaute qu'il faut mesurer, pas ses "événements" sur la page, car le temps est une notion universelle, irréfutable et transposable…
Voir en anglais : http://www.e-consultancy.com/news-blog/361746/sites-clash-with-measurement-firms.html C'est une pratique normale (les annonceurs doivent être rassurés sur les méthodes de mesure) et courante (en France, le CESP avait aussi conduit ce type d'audit dans les années 2000).
Ce qu'il convient de noter ici, c'est que cet audit semble venir de la pression énervée des sites mesurés. Les mesures dites user-centric (fondées sur des échantillons (ou panels) de volontaires mesurés, comme l'audimat de la télévision) divergent toujours par rapport aux mesures site-centric (où un capteur est placé dans les pages pour compter ces dernières). La réconciliation de ces deux types d'approches reste un problème très compliqué :
- la mesure site-centric est exhaustive. Trop, même : on doit retirer tout le traffic artificiel (robots), le traffic hors marché (depuis des pays qui ne nous intéressent pas), le traffic automatique (une page qui se recharge automatiquement sans utilisateur derrière), etc.
- la mesure user-centric se focalise sur les utilisateurs que l'on veut suivre (tel ou tel pays), mais ne peut pas (ou mal) prendre en compte l'utilisation sur le lieu de travail, depuis des cyber-cafés, etc.
Un autre article cité en fin du premier (ce blog a compris comment auto-générer son audience), explique que le web 2.0 va empirer le problème de la mesure. Mais il y apporte une réponse différente de la mienne.
Là où je parie sur la notion de temps comme unité de mesure de l'audience dans les années à venir, cet article met en avant une notion d'événements (events). Soit.
Mais pourquoi un modèle publicitaire devrait être impacté par le fait que l'internaute agisse ou n'agisse pas ? S'il est devant son ordinateur (ça se mesure), si la page est visible (pas en arrière plan derrière une autre application), alors il y a une opportunité que la publicité soit vue. Et c'est ce que vendent les publicitaires.
Cette notion d'événement met le doigt sur la disparition des pages vues, mais ne peut pas devenir une unité de mesure d'audience, car elle dépend trop (encore plus que les pages vues) de l'ergonomie d'un site.
Non, décidément, c'est le temps de l'internaute qu'il faut mesurer, pas ses "événements" sur la page, car le temps est une notion universelle, irréfutable et transposable…