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Dans mon dernier article, j'expliquais pourquoi cela fait longtemps que l'on aurait du arrêter de parler de pages vues, et pourquoi il va bien falloir trouver autre chose.
La résistance à ce changement est due aux conséquences qui dépassent largement un renommage de logiciels et de plaquettes commerciales. C'est un business model qui doit s'adapter.
La page vue constitue en effet la pierre angulaire du modèle publicitaire, à l'ancienne mode. L'exposition publicitaire se paie aujourd'hui à la PAP (page avec publicité), et les sites éditoriaux doivent connaître leur nombre de pages vues pour attirer les annonceurs.
La publicité à l'efficacité (l'achat de mots clé, l'affiliation) ne repose pas sur cette définition. Faut-il alors s'étonner de son succès ? Pour moi, ce type de publicité profite de la brèche ouverte par la rigidité de l'ancien système. Il y a quelques années, les concurrents de Wanadoo critiquaient l'usage de frames qui multipliait par trois le nombre de pages. Certains se sont mis à augmenter artificiellement, c'est à dire techniquement, le nombre de pages. Quel est l'intérêt de l'utilisateur dans tout cela ? Aujourd'hui, combien de sites refusent des améliorations ergonomiques qui diminueraient leur nombre de pages vues ? Va-t-on voir une scission ergonomique entre les sites à modèles publicitaire (qui vont privilégier une navigation lourde), et les sites qui ne feront pas la course aux PAP (et surferont sur la vague de l'ajax) ? Les régies publicitaires vont devoir s'adapter. Cela se fera peut-être sous la pression des sites supports, eux-mêmes poussés par leurs lecteurs, frustrés de devoir constamment voir de nouvelles pages. Alors, s'adapter vers quoi ? Je prends le pari ici que l'on va s'écarter du modèle de la presse, sans trop s'approcher de celui de la télévision non plus, et que l'unité de mesure sera, car c'est une ressource rare : le temps passé par l'internaute.
Qu'en pensez-vous ?
La page vue constitue en effet la pierre angulaire du modèle publicitaire, à l'ancienne mode. L'exposition publicitaire se paie aujourd'hui à la PAP (page avec publicité), et les sites éditoriaux doivent connaître leur nombre de pages vues pour attirer les annonceurs.
La publicité à l'efficacité (l'achat de mots clé, l'affiliation) ne repose pas sur cette définition. Faut-il alors s'étonner de son succès ? Pour moi, ce type de publicité profite de la brèche ouverte par la rigidité de l'ancien système. Il y a quelques années, les concurrents de Wanadoo critiquaient l'usage de frames qui multipliait par trois le nombre de pages. Certains se sont mis à augmenter artificiellement, c'est à dire techniquement, le nombre de pages. Quel est l'intérêt de l'utilisateur dans tout cela ? Aujourd'hui, combien de sites refusent des améliorations ergonomiques qui diminueraient leur nombre de pages vues ? Va-t-on voir une scission ergonomique entre les sites à modèles publicitaire (qui vont privilégier une navigation lourde), et les sites qui ne feront pas la course aux PAP (et surferont sur la vague de l'ajax) ? Les régies publicitaires vont devoir s'adapter. Cela se fera peut-être sous la pression des sites supports, eux-mêmes poussés par leurs lecteurs, frustrés de devoir constamment voir de nouvelles pages. Alors, s'adapter vers quoi ? Je prends le pari ici que l'on va s'écarter du modèle de la presse, sans trop s'approcher de celui de la télévision non plus, et que l'unité de mesure sera, car c'est une ressource rare : le temps passé par l'internaute.
Qu'en pensez-vous ?